Salpingectomie : indications, déroulement et conséquences de l’opération

Points clés Détails à retenir
🔍 Indications Quand une salpingectomie est-elle nécessaire ?
⚙️ Déroulement Comment se passe l’opération ?
💡 Conséquences Quels impacts sur la santé et la fertilité ?

La salpingectomie, intervention chirurgicale des trompes de Fallope, peut s’avérer indispensable dans certains cas. Cet article explore les principales indications, le déroulement de l’opération et les conséquences possibles, afin d’apporter un éclairage sur cette procédure encore méconnue du grand public.




Salpingectomie : indications, déroulement et conséquences de l’opération

Ce qu’il faut retenir : La salpingectomie est l’ablation chirurgicale d’une ou des deux trompes de Fallope, principalement indiquée en cas de grossesses extra-utérines, d’infections sévères ou pour des raisons préventives. Cette intervention peut impacter la fertilité selon le contexte et la technique utilisée.

Qu’est-ce qu’une salpingectomie et dans quels cas cette intervention est-elle réalisée ?

La salpingectomie consiste en l’ablation d’une trompe de Fallope (unilatérale) ou des deux (bilatérale). À l’origine, il s’agissait surtout de gérer des situations d’urgence comme la grossesse extra-utérine. Aujourd’hui, ses indications se sont élargies. Vous pouvez rencontrer ce terme en cas :

  • de grossesse extra-utérine (GEU), principale urgence gynécologique avec près de 13 000 cas chaque année en France ;
  • d’infections pelviennes graves (salpingite) ou récidivantes compromettant l’intégrité tubaire ;
  • de pathologies tumorales (kystes, tumeurs malignes, cancers de l’ovaire ou de la trompe, soit 10 % des indications en 2025 d’après la Haute Autorité de santé) ;
  • dans le cadre de protocoles de prévention (antécédents familiaux de cancer, mutations génétiques comme BRCA1/2) ;
  • à visée de stérilisation définitive, quand d’autres méthodes sont contre-indiquées ou refusées.

Il arrive aussi qu’une salpingectomie soit associée à d’autres interventions, par exemple lors d’une hystérectomie totale, ou comme geste préventif dans certains centres, le retrait prophylactique étant de plus en plus proposé après 2023 pour femmes à haut risque génétique.

Je constate, à travers la diversité des indications, que chaque situation réclame une évaluation médicale individualisée et un accompagnement spécifique, tant en termes d’information que de suivi post-opératoire.

Pour en savoir plus sur les indications officielles, vous pouvez consulter la fiche d’information dédiée sur le site d’Ameli.

Comment se déroule une salpingectomie et quelles sont les techniques utilisées ?

L’opération peut se faire selon plusieurs techniques, souvent mini-invasives. Dans la grande majorité des cas en 2026, on privilégie la cœlioscopie (chirurgie par endoscopie), qui est moins agressive et favorise une récupération rapide.

  • Cœlioscopie : technique mini-invasive consistant à introduire une caméra et des instruments chirurgicaux fins grâce à trois incisions de 0,5 à 1 cm au niveau de l’abdomen.
  • Laparotomie : incision plus large, réservée aux situations complexes ou d’urgence (adhérences multiples, lourdes hémorragies).

En moyenne, une salpingectomie unilatérale (retrait d’une seule trompe) dure entre 30 et 60 minutes, tandis qu’une intervention bilatérale peut durer jusqu’à 90 minutes. Vous serez le plus souvent hospitalisée sur une courte durée : de la chirurgie ambulatoire à 24-48h d’hospitalisation si intervention plus lourde.

Votre parcours débute par une consultation pré-opératoire (information, analyse sanguine, anesthésie), suivie du geste chirurgical :

  1. Anesthésie générale (quasiment systématique) ;
  2. Gestes opératoires : repérage de la trompe, section, puis coagulation des vaisseaux, résection tubaire ;
  3. Vérification de l’hémostase, ablation éventuelle d’autres lésions si besoin ;
  4. Fermeture des orifices ;
  5. Surveillance en salle de réveil et mise en place d’un traitement adapté si besoin.

Un fait rarement discuté : la salpingectomie par voie robot-assistée s’est nettement développée depuis 2024 dans certains centres. Cette technologie permet des gestes encore plus fins, une meilleure préservation des tissus voisins, mais son coût reste élevé et son accès inégal selon les régions.

Quelles sont les suites opératoires, la récupération et les soins post-salpingectomie ?

Après une salpingectomie, la récupération est en général rapide, surtout par cœlioscopie :

  • Hospitalisation : de 1 à 2 jours, parfois en ambulatoire, sous réserve de suivi à domicile ;
  • Douleurs post-opératoires : fréquentes (60 % des patientes), mais modérées, bien contrôlées par des antalgiques simples.

Il existe des soins spécifiques à respecter pour limiter le risque d’infection ou de complications :

  • Eviter le port de charges lourdes pendant 2 à 3 semaines ;
  • Surveiller la fièvre, les saignements, les douleurs abdominales persistantes ;
  • Reprise du travail possible après 5 à 15 jours selon l’activité professionnelle ;
  • Reprise des relations sexuelles possible dès la fin des écoulements postopératoires (en moyenne 3 à 4 semaines).

L’une de mes patientes m’a confié que la fatigue morale était parfois plus difficile à gérer que la douleur physique. Je vous encourage donc à solliciter un soutien psychologique, notamment après une indication brutale comme une grossesse extra-utérine.

Comparaison des techniques de salpingectomie en 2026
Technique Durée de séjour Douleurs post-op Risque infectieux Convalescence
Cœlioscopie 1 jour Légères à modérées (80%) Faible (3-5%) 8 à 15 jours
Laparotomie 2 à 4 jours Modérées à importantes (90%) Plus élevé (8-10%) 15 à 30 jours
Robot-assistée 24h Légères (70%) Très faible (2-4%) 7 à 12 jours

À noter : Le suivi se fait au minimum une fois à 15 jours et au besoin, avec bilan chirurgical (analyse anatomopathologique systématique de la trompe retirée) pour préciser la cause et adapter, si besoin, la prise en charge.

Quels sont les risques, les complications et les effets secondaires possibles de la salpingectomie ?

Comme toute intervention chirurgicale, la salpingectomie comporte des risques, que ce soit à court ou à long terme. Fort heureusement, les complications graves restent rares (<3 % selon les dernières recommandations de la HAS). Les risques principaux incluent :

  • Hémorragie per-opératoire (moins de 1 % en cœlioscopie) ;
  • Infection pelvienne (<5 %) ;
  • Lésions des organes voisins (vessie, intestin) ;
  • Complications liées à l’anesthésie générale ;
  • Adhérences intra-abdominales, sources potentielles de douleurs chroniques ou d’occlusions intestinales tardives.

Je trouve qu’on omet souvent la question de l’impact psychologique de la perte de fertilité (en cas de salpingectomie bilatérale surtout) : il génère un véritable deuil de maternité chez certaines femmes. C’est un aspect que je veille personnellement à anticiper en proposant systématiquement un accompagnement adapté.

Les complications rares méritent aussi d’être connues : embolie pulmonaire, infection généralisée, voire fistule tubaire (connexion anormale entre la trompe et un autre organe), surtout en cas d’antécédents chirurgicaux multiples.

Quel impact la salpingectomie a-t-elle sur la fertilité et la vie personnelle ?

Une question centrale en 2026 : peut-on avoir des enfants après une salpingectomie ? La réponse dépend du type d’intervention et du contexte médical.

  • En cas de salpingectomie unilatérale, l’autre trompe reste fonctionnelle dans la majorité des cas, ce qui permet une grossesse spontanée dans environ 70 % des situations, selon les dernières statistiques de la Fédération Internationale de Gynécologie et d’Obstétrique.
  • Après une salpingectomie bilatérale, la fertilité naturelle n’est plus possible. La seule alternative devient la Fécondation In Vitro (FIV), qui contourne l’absence de trompes de Fallope.

Il existe néanmoins des situations intermédiaires : certaines patientes peuvent avoir une trompe de morphologie normale mais non fonctionnelle, ou inversement. Une évaluation post-opératoire s’impose, souvent par hystérosalpingographie (radiographie de la perméabilité tubaire) en cas de désir d’enfant.

Côté vie quotidienne, il n’existe généralement pas de séquelles physiques majeures à long terme, hors troubles de la fertilité. Je me rappelle le témoignage d’une patiente opérée à 32 ans suite à une grossesse extra-utérine, ayant mené à bien une nouvelle grossesse deux ans plus tard, preuve que la fertilité peut persister après une salpingectomie partielle.

Si vous envisagez une grossesse post-opératoire ou avez des questions spécifiques, il demeure essentiel de dialoguer avec un gynécologue spécialisé.

FAQ sur la salpingectomie : questions fréquentes et points de clarification

  • Peut-on tomber enceinte après une salpingectomie ?
    Oui, si une trompe reste fonctionnelle. Après une salpingectomie bilatérale, seule la FIV reste possible.
  • Quelle différence entre salpingectomie et salpingotomie ?
    La salpingotomie consiste à inciser la trompe pour retirer un obstacle (ex : œuf lors de GEU) sans la retirer, alors que la salpingectomie enlève la (ou les) trompe(s).
  • L’acte est-il remboursé par l’Assurance Maladie ?
    Oui, la salpingectomie est prise en charge à 100% lorsqu’elle est médicalement justifiée (urgence, cancer, etc.).
  • Quelles répercussions sur la vie intime ?
    Hormis l’impact psychologique ou sur la fertilité, la salpingectomie ne modifie pas la vie sexuelle (désir, plaisir, orgasme).
  • Faut-il adapter sa contraception après salpingectomie ?
    Oui, si salpingectomie partielle (une trompe), une contraception est toujours nécessaire en l’absence de désir de grossesse.

Pour des détails à jour et officiels, vous pouvez consulter la page sur la salpingectomie des MSD Manuals.

Témoignages et vécu des patientes après une salpingectomie

Chaque histoire est singulière. Julie, 35 ans, témoigne : « J’ai subi une salpingectomie après une grossesse extra-utérine. L’opération a été rapide, la douleur modérée et surtout bien anticipée grâce au dialogue avec le chirurgien. Je redoutais surtout l’infertilité, mais ma gynécologue m’a expliqué que ma seconde trompe pouvait suffire. »

Un aspect rarement exploré dans la littérature : l’expérience d’une salpingectomie dans le cadre de la prévention des cancers héréditaires. D’après les retours récoltés en consultation multidisciplinaire d’oncogénétique, le sentiment général oscille entre soulagement (réduction du risque de cancer évaluée à +60%) et questionnement sur la féminité. Il m’est apparu important de toujours proposer un suivi psychologique après une intervention prophylactique.

Je note aussi que des forums d’entraide spécifiquement dédiés (récemment créés en 2025) jouent un rôle d’accompagnement crucial pour les femmes isolées ou inquiètes.

Conclusion

La salpingectomie est une intervention courante, sûre et de mieux en mieux maîtrisée en 2026. Elle s’impose pour des indications variées, avec un impact surtout sur la fertilité selon le contexte. Un suivi médical rigoureux, un accompagnement psychologique adapté et une information précise restent la clé d’une prise en charge réussie.


FAQ

Pourquoi une salpingectomie est-elle parfois nécessaire ?

Une salpingectomie est parfois nécessaire en cas de grossesse extra-utérine, d’infection grave des trompes, de cancer ou de prévention génétique du cancer. Votre médecin vous expliquera pourquoi cette intervention est indiquée dans votre situation.

Comment se préparer à une salpingectomie ?

Vous devez consulter votre chirurgien, effectuer les examens préopératoires prescrits et signaler toute maladie ou traitement en cours. Il est souvent demandé d’être à jeun avant l’intervention. Votre équipe médicale vous donne des consignes adaptées à votre cas.

Quels sont les effets possibles d’une salpingectomie sur la fertilité ?

Après une salpingectomie d’une seule trompe, il est souvent possible de tomber enceinte naturellement si l’autre trompe est saine. En cas de retrait des deux, une grossesse naturelle n’est plus possible, mais la FIV est parfois envisagée.

Combien de temps faut-il pour récupérer après une salpingectomie ?

La récupération varie selon la technique opératoire (cœlioscopie ou laparotomie) et chaque personne. En général, je peux reprendre mes activités quotidiennes sous 1 à 2 semaines, mais la convalescence peut être plus longue par voie ouverte.

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