Nouvelle loi sur l’arrêt maladie des fonctionnaires : ce que vous devez savoir

Points clés Détails à retenir
📝 Entrée en vigueur Date d’application et populations concernées
🤒 Durée de l’arrêt maladie Nouveaux délais et conditions spécifiques
💸 Rémunération & indemnités Impact sur le traitement et indemnités versées
📋 Procédures à suivre Étapes administratives à anticiper

La nouvelle loi arrêt maladie fonctionnaire marque un tournant dans la gestion des arrêts de travail dans la fonction publique. Cet article présente les principaux changements, leurs implications pratiques pour les agents, et les démarches à connaître avant une éventuelle absence maladie.




Nouvelle loi sur l’arrêt maladie des fonctionnaires : ce que vous devez savoir

La nouvelle loi sur l’arrêt maladie des fonctionnaires, entrée en vigueur début 2026, réforme en profondeur la gestion et l’indemnisation des absences pour raison de santé dans la fonction publique. Découvrez ce qui change, comment s’appliquent les nouveaux dispositifs et quelles démarches accomplir pour préserver vos droits.

Ce qu’il faut retenir : La nouvelle loi arrêt maladie fonctionnaire en 2026 modifie la durée du jour de carence, les indemnités pendant l’arrêt et les procédures de déclaration. Tous les agents publics sont concernés par ces évolutions majeures, qui s’appliquent dès le premier jour d’absence.

Quelles sont les origines et les objectifs de la nouvelle loi sur l’arrêt maladie des fonctionnaires ?

La réforme 2026 sur l’arrêt maladie des fonctionnaires répond à la volonté du gouvernement d’harmoniser les règles entre fonctionnaires et salariés du secteur privé, tout en luttant contre l’absentéisme présumé dans la fonction publique. Annoncée en 2025 puis votée en février 2026, elle vise principalement à responsabiliser les agents tout en maintenant une protection optimale en cas de maladie avérée.

Je constate que la demande de transparence, mais aussi d’équité, a poussé le législateur à revoir plusieurs dispositifs parfois jugés trop favorables ou complexes. Le contexte post-pandémie a également accéléré la réflexion sur l’absentéisme, avec un taux moyen de 9,3 jours d’absence pour maladie par agent en 2025 selon la DGAFP.

Cette loi concerne l’ensemble de la fonction publique : État, hospitalière et territoriale. Elle impacte autant les titulaires que les contractuels. Si vous êtes personnel concerné (enseignant, agent territorial, infirmier…), ces changements structurent directement vos droits et obligations.

Comment fonctionnait l’arrêt maladie des fonctionnaires avant la réforme de 2026 ?

Pour bien saisir la portée des nouveautés, il est utile de rappeler le régime précédent, celui en vigueur jusqu’au 31 mars 2026. Avant la réforme, un fonctionnaire en arrêt maladie bénéficiait d’une prise en charge immédiate dès le premier jour, hormis le fameux « jour de carence » réintroduit en 2018 : aucun traitement versé le premier jour d’un arrêt pour maladie ordinaire.

Cette mesure avait déjà suscité de vifs débats. En pratique, pour un arrêt maladie :

  • Indemnité journalière égale à 100 % du traitement dès le 2e jour (hormis primes non permanentes).
  • Cas particuliers : pas de carence pour les congés longue maladie, congé longue durée ou affection de longue durée (ALD).

Les obligations de déclaration étaient simples : informer son employeur sous 48h, transmettre l’arrêt maladie, puis suivre le contrôle médical éventuellement sollicité.

D’après mon expérience, beaucoup d’« anciens » agents se rappellent la générosité perçue du dispositif, notamment par rapport au secteur privé.

Quelles sont les principales nouveautés introduites par la loi de 2026 ?

La nouvelle loi arrêt maladie fonctionnaire modifie plusieurs points clés à compter du 1er avril 2026 :

  • Double jour de carence : désormais, deux jours ne sont ni rémunérés ni indemnisés en cas de nouvel arrêt maladie (sauf exceptions).
  • Refonte du calcul des indemnités journalières : passage à 90 % du traitement brut (hors primes) pendant les 60 premiers jours d’arrêt.
  • Renforcement des obligations administratives (déclaration sous 24h, envoi des volets de l’arrêt dématérialisé obligatoire).
  • Attention particulière aux situations de fragilité médicale (maintien de droits renforcés pour pathologies graves et ALD).
  • Extension de la contre-visite médicale possible dès le 2e jour.

Voici un tableau comparatif qui met en évidence les différences majeures :

Dispositif Avant 2026 Après loi 2026
Jour de carence 1 jour non indemnisé 2 jours non indemnisés
% de rémunération (maladie ordinaire) 100 % du traitement dès le 2e jour 90 % du traitement brut (hors primes) pendant 60 jours
Délai de déclaration 48h 24h, transmission numérique obligatoire
Contrôles médicaux Souvent à partir du 4e jour Dès le 2e jour d’arrêt
Cas particuliers (ALD, longue maladie…) Pas de carence, droits renforcés Maintien, mais contrôles renforcés

Pour vérifier la version officielle et les textes, je recommande la page dédiée sur service-public.fr pour l’arrêt maladie des fonctionnaires.

Quelles démarches accomplir en cas d’arrêt maladie dans la fonction publique en 2026 ?

Un point crucial de la réforme arrêt maladie fonction publique est la digitalisation et l’accélération des démarches administratives. À compter d’avril 2026 :

  1. Informer votre employeur sous 24 heures : La transmission téléphonique ou via la plateforme intranet de votre structure est désormais exigée avant même d’envoyer les justificatifs papier ou numériques.
  2. Transmettre l’arrêt maladie (volets 1 et 2) dématérialisés : les médecins disposent de systèmes connectés pour transmission automatique à l’administration, et vous recevez une notification confirmant la réception.
  3. Fournir rapidement tout complément en cas de congé longue maladie, maternité pathologique, rechute d’ALD, etc.

En cas d’impossibilité technique (zone blanche numérique, praticien non équipé), un circuit exceptionnel de déclaration papier est encore toléré, mais il est très encadré selon les notes de la DGAFP de février 2026.

À noter : ne pas respecter ces délais peut entraîner une suspension de traitement jusqu’à régularisation.

Que se passe-t-il pour les congés longue maladie, longue durée ou en cas d’affections graves (ALD) ?

Un aspect rassurant : la nouvelle loi ne remet pas en cause le statut protecteur des agents touchés par une maladie grave ou de longue durée. Si vous souffrez d’une affection inscrite sur la liste des ALD, ou bien d’une pathologie permettant un congé longue maladie/longue durée, vous ne subirez pas le double jour de carence.

  • Maintien du taux de rémunération de 100 % (au moins sur la période de maintien de droits, soit 3 à 5 ans selon les statuts).
  • Dérogation aux jours de carence systématiques.
  • Aide sociale renforcée pour accompagner la reprise ou le reclassement.

J’ai recueilli des témoignages d’agents bénéficiant du dispositif longue maladie : leur principale inquiétude concernait les nouveaux contrôles administratifs, perçus comme plus intrusifs. Toutefois, ils notent une communication plus suivie des services RH, ce qui renforce le sentiment d’accompagnement.

Vous pouvez obtenir la circulaire détaillant ces cas spécifiques sur le site Légifrance, section fonction publique.

Quels sont les cas particuliers et exceptions prévus par la loi ? (parentalité, COVID, maladies pro.)

Un point souvent sous-traité concerne la gestion des arrêts maladie liés à la parentalité (grossesse pathologique, suites d’accouchement), la reprise des épidémies COVID ou encore les maladies professionnelles.

  • En cas de grossesse reconnue à risque : maintien des droits d’avant la réforme (pas de carence, taux plein), sous réserve d’un certificat médical justificatif.
  • Arrêt pour COVID (variant grave) ou maladie infectieuse soumise à éviction professionnelle : jour de carence supprimé par dérogation ponctuelle (mêmes modalités qu’en 2022/23 lors du précédent épisode épidémique).
  • Maladie déclarée officiellement « professionnelle » : exonération de carence, et prime de compensation spécifique possible selon les métiers.

L’évolution la moins souvent abordée concerne la gestion des arrêts sous « surveillance renforcée » : pour certains métiers à haut risque, un dispositif accéléré d’examen médical est désormais prévu, permettant la reprise anticipée avec adaptation de poste.

Enfin, si un arrêt maladie est directement lié à un accident de service ou une agression reconnue au travail, l’agent conserve le bénéfice de l’ancien régime indemnitaire.

Quelles réponses aux questions fréquentes sur l’arrêt maladie des fonctionnaires en 2026 ?

Questions fréquemment posées :

  • La loi est-elle rétroactive sur les arrêts pris avant avril 2026 ? Non, seuls les arrêts débutant après entrée en vigueur sont concernés.
  • Peut-on cumuler plusieurs arrêts maladie rapprochés sans être pénalisé ? Oui, mais au-delà de trois arrêts en 6 mois, un contrôle médical systématique s’impose.
  • Les primes et indemnités variables sont-elles incluses dans la base de calcul ? Non, seul le traitement brut sert de référence pour l’indemnisation des 60 premiers jours.
  • Peut-on télétravailler en arrêt maladie partiel ? Oui, sur prescription médicale et validation de l’administration, cette modalité devient possible et encadrée.
  • Existe-t-il un plafond annuel de jours de carence ? Oui, maximum 10 jours par an, indépendamment du nombre d’arrêts.

En tant qu’expert, j’attire votre attention sur une situation atypique : si un agent est malade à cheval sur la fin mars et début avril 2026, c’est la date d’émission de l’arrêt qui détermine le régime applicable.

Quels impacts et quelles perspectives pour les agents et la gestion des ressources humaines ? (angle rarement traité)

Un point rarement développé par les autres articles est l’impact « interne » de la réforme sur le climat de travail et la gestion RH. Au-delà des enjeux financiers, ces modifications ont aussi une dimension psychologique et organisationnelle réelle.

D’après mes échanges avec des responsables RH, le double jour de carence suscite d’emblée un effet dissuasif sur les arrêts « de confort », mais provoque en retour un stress accru, une crainte de « travailler malade » et parfois une baisse d’engagement pour ceux qui se sentent surveillés.

Le recours intensifié au contrôle médical, bien qu’efficace sur le papier, entraîne également une multiplication des contentieux. En 2025, plus de 1 300 agents ont saisi les médiateurs internes ou la FPE pour contester certaines décisions liées à l’arrêt maladie, chiffre en hausse de 27 % par rapport à 2023.

De façon constructive, la réforme accélère aussi l’investissement dans l’absentéisme préventif : accompagnement psychologique, accès facilité à la médecine du travail et campagnes de promotion du bien-être au travail. Quelques administrations pilotes ont même engagé une révision de leur politique de gestion de l’absentéisme, privilégiant la prévention au contrôle.

Une anecdote : une collectivité d’Île-de-France a mis en place un « atelier retour au travail » pour 300 agents en 2025 ; 87 % d’entre eux disent s’être sentis mieux préparés à reprendre leur poste après un arrêt long.

En conclusion : la réforme n’est pas qu’un empilement de textes, elle transforme la relation entre agents, employeurs et système de santé au quotidien.

Conclusion : ce qu’il faut anticiper pour bien vivre la réforme arrêt maladie en 2026

La nouvelle loi arrêt maladie fonctionnaire de 2026 impose adaptation et vigilance à chaque agent public. Mieux informé, attentif à vos démarches et ouvert au dialogue avec votre administration, vous préservez vos droits tout en respectant les exigences de la réforme. Restez attentif à chaque évolutions officialisées sur le site du ministère de la Transformation et de la Fonction publiques.


FAQ

Quelles démarches dois-je suivre en cas d’arrêt maladie en tant que fonctionnaire ?

Vous devez prévenir votre administration le plus tôt possible et envoyer votre certificat médical sous 48 heures. Des services en ligne existent souvent pour faciliter la transmission. Pensez à consulter votre service RH pour connaître les particularités applicables à votre poste ou ministère.

Comment la durée de l’arrêt maladie influence-t-elle mon salaire de fonctionnaire ?

La durée de l’arrêt maladie détermine le régime d’indemnisation. Selon la situation, il peut y avoir un maintien de traitement ou une diminution après un certain délai. Référez-vous à votre administration pour connaître les règles précises en vigueur pour votre statut.

Quelles sont les conséquences d’un arrêt maladie répété pour un fonctionnaire ?

Des arrêts maladie répétés peuvent entraîner une surveillance renforcée par la médecine de prévention ou le comité médical. Il existe aussi des dispositifs d’accompagnement au retour au travail, adaptés à la situation de chaque fonctionnaire.

Où puis-je consulter le texte officiel de la nouvelle loi sur l’arrêt maladie des fonctionnaires ?

Vous pouvez consulter le texte officiel sur le site Légifrance, qui diffuse l’ensemble des lois et décrets en vigueur. Votre direction des ressources humaines peut également vous orienter vers les documents à jour applicables à votre situation.

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